Thèmes

fille film maison tendresse brune france enfants article actrice exposition saint seins travail femmes cadre nue animal soi animaux jeux amoureux rouge annonce paris photos belle fond amis blonde couple paysage roman rose chien gratuit peinture bleu cheval voyage jardin ange chat oiseaux livres éléments douceur sexe danse chats extrait actualité revenu horreur blog sexy pensées lecture artiste concours poème poésie place demain image centerblog sur vie moi bonne monde mer homme chez amour photo femme musique société mort histoire heureux création argent dieu nuit nature air fille sourire jeune enfant livre fleurs pouvoir art littérature dessous créations aimer aime

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Journal et pensées poète teston michel (14)
· Les templiers, tragédie michel teston (6)
· Messages Lumière de Marie - Teston (11)
· Baudelaire poète maudit Michel Teston (10)
· Prosopopée ou Dialogue avec les disparus (13)
· Le vent dans les cyprès Michel Teston (14)
· Sarah, poème de Baudelaire, Teston (0)
· Zarathoustra 68, Michel Teston écrivain (7)
· J'ai rencontré un ange teston écrivain (12)
· La nuit sur la mer teston michel poète (2)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· Journal et pensées d'un jeune poète des années 60 (13)
· Les templiers, tragédie michel teston
· les templiers,tragédie michel teston
· Journal et pensées d'un jeune poète des années 60 (12)
· Messages Lumière de Marie - Teston

· Sarah, poème de Baudelaire
· journal et pensées poète teston michel (Début tome 2)
· Journal et pensées poète teston michel (suite 11)
· Messages Lumière de Marie, Luz de Maria
· La nuit sur la mer teston michel poète
· Chico Xavier 2019 date limite par Teston
· Ardèche chanson Teston Michel poète
· Le jour où tout le monde priera (Michel Teston, écrivain)
· Baudelaire poète maudit par Michel Teston
· Zarathoustra 68, Michel Teston écrivain

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 27.01.2012
Dernière mise à jour : 26.07.2024
379 articles


journal et pensées poète teston michel

journal et pensées poète teston michel

                              ©  photo montage de l'auteur

 

 

Profitons de ces vacances pour continuer la publication sur mon blog de:

"Journal et pensées d'un jeune poète des années 60" (Michel Teston) ISBN 2-9509937-5-3.

Ci-dessous on trouve la suite de la page précédente, dans l'ordre chronologique (qu'il faut inverser pour la lecture, bien évidemment, car les pages les plus récentes correspondent à la fin de ce qui a été publié.

Bonne lecture, donc, si vous le voulez bien.

 

 

 

 

 

A ce moment-là, le plus vieux était en train de s'enfiler son pastis, lequel fut comme le fascisme : il ne passa pas et fut unanimement rejeté par une toux à faire se réjouir un pharmacien. Sa pomme d'Adam jouait à l'ascenseur. J'ai cru comprendre qu'il disait : « Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat ».

Sur ce, j'ai décidé de rentrer chez moi car j'avais fini ma journée...

 

 

 

 

 

 

 L'amour dans les départements.

 

 

La scène se passe à l'aube à sept heures. Elle, elle vendait du cantal et du calvados pour de modiques sommes. Lui, c'est un sadique, Il est vilain et fou à lier.

 

Il la mène avec lui et Ils errent bientôt dans les landes. Soudain, il se mit à chanter une ode.

 

- Finis cet air, veux-tu ? lui dit-elle, courroucée.

 

 Et c'est ici que l'affaire se corse, car il perdit subitement le nord et jura comme un palefrenier. Puis, la prenant par la manche, il lui dit, adoucissant sa voix :

 

- Enlève ta robe que je voie tes genoux !

 

- Hein ? s'écria-t-elle indignée, prends garde à toi, mon cher, inutile de jouer au héros, je ne suis pas celle que tu crois !

 

 

C'est alors, que la prenant par les aines, il lui caresse le haut rein puis le bas rein et creuse l'orne, et, bien que ça ne vienne pas tout de suite, il ne s'agissait pas de caler.

 

- Ah ! mon Dieu, que c'est doux ! s'écria-t-elle.

 

( C'était l'art des choix : M. T.) 

 

 

 

 

 

 

 

 Pensées diverses

 

 

Le manque d'argent chez l'homme et le manque de beauté chez la femme entraînent une véritable castration psychologique.

 

 

Il n'y a qu'à considérer les cocktails des réunions, etc... pour se rendre compte à quel point, à l'heure actuelle, il y a une rupture entre les jeunes et les moins jeunes. Les troubles sociaux actuels sont en grande partie des conflits de générations.

 

 

L'université est un merveilleux champ d'essai pour un jeune à l'heure actuelle car c'est un microcosme de la société.

 

 

Les cinéastes Bergman et Bunuel sont vraiment sans pitié pour la nature humaine. Du reste, on ne m'ôtera pas de l'idée que celle-ci est fondamentalement mauvaise. L'homme est essentiellement vaniteux. Il croyait peut être que son œuvre serait bonne : il se trompe, quoi qu'il fasse, elle est mauvaise, même si certains essaient de la rendre bonne.

 

 

 

 

J'aimerais écrire un livre du genre : « Freud ou la fin de la philosophie ».

 

Après Freud, il n'y a plus de philosophie-système : il ne reste plus que des philosophes. L'existentialisme lui-même semble moins être une philosophie qu'une attitude suggestive.

 

 

 

Le génie est, comme le dit Baudelaire, toujours seul. Comment pourrait-il en être autrement puisque la masse des hommes est imbécile.

 

 

 

Les gens qui sont premiers dans les concours, cela ne prouve pas grand-chose sinon qu'ils ne sont probablement pas les plus doués. En effet, les règles sont toujours faites pour la masse des hommes, en ce sens, elles réclament des hommes moyens typiques, non des gens supérieurs, qui eux, échappent toujours aux règles, quoi qu'on fasse.

 

 

 

C'est à force de « péripatétiser » , si je puis dire, dans les rues, à la manière d'Aristote, que j'ai compris mon époque. Rien de tel pour se rendre compte à quel point l'homme pauvre peut se sentir frustré.

 

  

Comment faire une révolution prolétarienne dans un pays où il y a quatre-vingt pour cent de bourgeois ? La révolution, si révolution il doit y avoir, ne sera pas une révolution antibourgeoise, mais plutôt un règlement de compte entre bourgeois. A présent, tous les partis, quels qu'ils soient, sont dirigés par des bourgeois ; le vrai prolétaire est quelqu'un de dépassé qui n'a même pas droit à la parole.

 

 

Autrefois, la noblesse ou la bourgeoisie absorbaient immédiatement les prolétaires de valeur ; à présent, elles ne peuvent plus, elles sont saturées d'où la révolution d'un prolétariat de valeur qui n'arrive pas à trouver une place digne de lui dans la société.

  

 

Ingmar Bergman est, avec Luis Bunuel, selon moi, le plus grand cinéaste de ce temps. Les autres, à part  Marcel Pagnol du côté français, viennent loin derrière. Certes, il y a de bons cinéastes qui ont fait de bons films, mais ils n'ont pas le génie persistant d' Ingmar Bergman ou de  Luis Bunuel. Il faut voir en effet comment ceux-ci manipulent l'image. Chez eux, l'image est quasiment traumatisante. D'autre part, ils sont les seuls à produire chez moi un effet spécial. La soutenance de leurs films est difficile, angoissante, mais, précisément, ils opèrent en moi une sorte de catharsis. J'ai remarqué que Bergman faisait des films extraordinairement érotiques dans la mesure où il déclenche ce qu'on pourrait appeler une catharsis libidinale, si je puis dire.

 

  

Je crois qu'il serait intéressant de tester l'intelligence des rares gens qui sortent des films de Bergman et de les comparer à ceux, nombreux, qui sortent des films du genre Hercule : on serait très certainement très étonné.

 

  

 

 

Jolies filles 

 

 

Ce soir je viens de voir une des plus jolies filles que j'ai jamais vue. Quelle élégance, quelle jeunesse ! De beaux yeux, de blonds cheveux, portant des pantalons avec un blazer au col relevé. Le col recouvrait les longs cheveux lisses de sa nuque, cependant que d'autres de ses cheveux pendaient sur les côtés. Ce que j'admirais, c'était cette extrême jeunesse, cette finesse suprême, cette fragilité de fleurs.

 

 

Que ne puis-je la revoir un jour ? Il est triste de penser que la vie nous sépare de ceux que nous aimons et que le temps passe tandis que notre amour se consume loin de l'être aimé.

 

 

Que ne puis-je te revoir et t'aimer, ô toi , le symbole de la vie que j'aime, ô toi seule qui par ta beauté pourrais raviver mon cœur trop tôt désabusé ? C'est ton extrême jeunesse que j'aime, c'est ton extrême délicatesse.

 

 

O rêve d'un homme puissant et viril qui aime perpétuellement pour la première fois.

 

Je veux t'aimer en homme, ô fragile beauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hermétisme et music-hall

 

   

Si on considère l'histoire de la littérature, on s'aperçoit qu'il n'est pas d’œuvres littéraires qui ne soient rattachées à un courant. Les poètes qui, plus que tout autre, sont les témoins de leur temps, ne se sont pas toujours préoccupés d'appartenir à une école et ont surtout voulu exprimer ce qu'ils ressentaient. Cependant, avec le recul du temps, tout s'éclaircit, ou plus exactement, tout semble s'éclaircir, et même les écrivains les plus indépendants et les plus individualistes sont rattachés, qu'ils le veuillent ou non, à une quelconque école, de sorte que, comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, ils deviennent ou sont devenus et sans le savoir une fois pour toutes, classiques, romantiques, parnassiens, symbolistes ou encore surréalistes.

Un courant chasse l'autre et il n'y a pas de raison pour qu'une autre école, encore imprécise sans doute, ne prenne pas la relève du surréalisme en réagissant contre ce dernier.

 

 

 

 

 

Le surréalisme est-il mort avec André Breton ? Il n'est pas question ici de juger et encore moins de condamner ce mouvement, comme il n'est pas question de juger une époque à laquelle nous n'appartenons plus, et même à laquelle, nous autres jeunes, n'avons jamais appartenu. Si l'art et la poésie ont suivi une telle évolution, c'est sans aucun doute, en réaction à des influences, à des déterminismes que nous méconnaissons, car l'art est souvent un refuge et aime à prendre le contre-pied d'une civilisation. Il n'est pas question non plus de nier les beautés et les bienfaits du surréalisme d'où nombre de créations ont découlé et sur lequel repose une grande partie de l'art du vingtième siècle. Nous pensons même que le principe d'André Breton qui voulait que la poésie en général de l'écriture automatique en particulier, soit un moyen de recherche de l'âme, tout comme l'association libre est à l'origine des investigations psychanalytiques, nous pensons donc que ce principe est toujours valable.

 

  

 

 

 

Nous voulons simplement dire que le temps de l'hermétisme semble en complète décadence alors même qu'il nous envahit, prenant de monstrueuses proportions. Cet art là est devenu un art trop facile. On n'a pas besoin d'être génial pour déconcerter un lecteur ou un spectateur : c'est trop facile, même si les spectateurs qui ont payé cher leurs places et qui veulent en avoir pour leur argent, ne se font pas prier pour applaudir dès qu'ils ont l'impression de se sentir dépassés, cédant ainsi au conformisme ou au snobisme.

  

 

 

 

En fait, nous attendons de l'art autre chose que de la facilité : nous attendons de l'art une élévation. Si nous pensons qu'il est et qu'il doit être accessible à tout le monde, nous condamnons cependant l'art n'atteignant pas une certaine perfection, un certain classicisme, et nous continuons à croire que le chef-d’œuvre est quelque chose de très rare, nous aimerions éclaircir et assainir l'art actuel, et même s'il est vrai que nombre d'artistes sont des psychopathes, jamais nous penserons qu'il suffit d'être psychopathe pour être un artiste. Enfin, nous voulons que l'art conserve au moins une ressemblance avec le réel, la nature et le vrai, même si, par définition, il a tendance à s'en dégager.

 

 

 

 

Le music-hall, jadis si vulgaire, a dû compenser les faiblesses de la poésie hermétique, qui n'assumait plus son rôle, au point qu'il tend maintenant à supplanter la véritable poésie. Ce n'est par hasard, si l'Académie, cherchant à couronner un poète, n'a trouvé personne d'autre que Georges Brassens lui-même. Quel monde entre la poésie du « bon maître »  Paul Valéry, et celle de son compatriote « l'humble troubadour » ! Et cependant Brassens, en essayant de rendre sa poésie au peuple ne rend à César que ce qui appartient à César.

 

 

 

 

 

 

Pensées diverses

 

 

 

 

Pourquoi dit-on d'un sourire qu'il est « sexy » ? Parce qu'il est directement en rapport avec la sexualité. En réalité, si un enfant sourit, ce n'est pas seulement pour exprimer sa joie, c'est plutôt un sourire qui représente l'attitude de l'enfant auprès du sein maternel. Ainsi, pour le nourrisson, la joie, c'est plutôt le sein de sa mère. Par la suite, l'adulte, chaque fois qu'il éprouve une joie retrouve l'habitude de l'enfant comblé par le sein de sa mère. Il est remarquable de constater que les personnes qui se sentent frustrées ne sourient pas ou très peu. C'est sans doute parce qu'elles ont l'impression d'être privées d'un sein nourricier imaginaire.

 

 

 

Pourquoi les chanteurs plaisent-ils, et sont-ils qualifiés de sexies ? Parce qu'ils représentent l'enfant comblé, satisfait, heureux. Ils plaisent au public parce qu'ils représentent une image du bonheur de la prime enfance.

 

 

 

 

 

 

Poème sur l'air de « Petite fleur »

 

 

 

Te revoir

Te revoir pour t'aimer

Toi mon unique amour

Qui m'as abandonné

Dans ce lieu

Dans ce lieu pour pleurer

Pour me laisser mourir

Moi qui t'aimais pourtant

Moi qui t'aime toujours.

 

 

Mon amour,

Quand donc reviendras-tu

Pour délivrer mon cœur

Du chagrin qui l'étreint 

 

  

Mais je sais

Mais je sais que demain

Quand le jour reviendra

Tu reviendras aussi.

 

 

Dans tes bras j'irai me jeter

Pour me laisser mourir

Mourir de ton amour

Mourir d'amour

O mon amour !

 

(M.T.)

 

 

 

 

 

Je suis dans un café, le jukebox est en train de jouer une musique rythmée, et soudain je réalise l'extraordinaire poésie de cette musique dans le brouhaha général et dans le bruit des tasses de café et des cuillères. Je ne peux m'empêcher d'être ému en entendant cette musique. Je crois en effet que pour être appréciée la musique moderne doit être replacée dans son contexte, c'est à dire qu'elle ne doit pas être écoutée séparément, toute seule, mais dans un certain brouhaha moderne. Car on a l'impression d'être vivant au milieu d'êtres vivants.

 

 

 

 

Il fait nuit. Je viens de sortir du foyer d'étudiants où je suis allé chercher un peu de chaleur humaine. Il a plu toute la journée, et maintenant c'est l'orage. Les éclairs illuminent la nuit et le tonnerre couvre les bruits de la ville. D'ailleurs, les rues sont désertes. Il pleut. Il y a quelques instants j'étais encore à me chauffer près du radiateur en regardant la télévision et en fumant ma cigarette. Comme le programme ne m'intéressait pas plus que ça, je regardais les filles qui étaient assises auprès de moi.

 

 

 

 

Plus on en bave, et plus la réussite est exceptionnelle.

 

 

 

Je pris par la main de la fille, la tirant littéralement jusqu'au cœur de la piste et là, nous commençâmes un slow mélancolique. Bien que mon regard fut vague et discret et lointain, je la buvais toute entière. Son corps long souple s'harmonisait au mieux avec le parfum de sa chevelure, et en fin de cette musique, j'avais l'impression d'être détaché de quelque chose, je n'étais pas un autre mais j'étais sûrement un autre moi-même. Nous ne nous parlions pas ; je n'étais pas même éloquent, j'étais silencieux parce que je frôlais l'absolu, ce qui est purement métaphysique, ce qui est silencieux, ce qui se passe de tous les moyens d'expression … l'art pur en somme.

 

 

 

Ma poésie est une poésie qui se voudrait psychanalytique. Je veux dire par là qu'elle ne peut pas se plier aux exigences du vers et qu'elle est primesautière. Elle se déroule comme une pelote de fil remontant peu à peu à l'origine. Mais si elle est primesautière, elle n'est pas pour autant une association libre de mots, elles respecte le lecteur, et elle essaie de dire quelque chose. Comme la psychanalyse, elle a recours à des symboles naturels : la mer, la nuit, la pluie, etc..  et il ne fait aucun doute que pour moi qui suis un terrien cévenol, la mer traduit bien un désir de mourir pour pouvoir renaître à nouveau.

 

 

 

 

En plein vingtième siècle, je chante la nature et je peux sembler trop romantique, cependant, je suis persuadé qu'on ne retournera jamais assez à la nature, fut-elle éternelle, je suis persuadé que la vraie beauté doit être éternelle, intemporelle et naturelle, et que, si on veut vivre, si on veut sauvegarder notre avenir, ce n'est pas dans le sens de la Science qu'il faut aller, car elle nous a déjà échappé mais dans le sens de la nature dont on est issu, car l'homme est dépassé par cette néo-nature de béton et d'électronique qu'il a créée et qui se retourne contre lui, aussi vrai qu'il tremble devant la bombe atomique qu'il a créée et qui l'anéantira si par orgueil il a trop confiance en sa propre création et s'il ne veut plus retourner à la nature.

 

 

 Elise

 

Je vis l'ovale de ses grands yeux verts et émus

S'apitoyer sur ma rude face meurtrie.

 

N'es-tu donc pas le grand amour

Que le passé idéalise

Lorsque je te disais: toujours,

Toujours je t'aimerai Elise ?

 

 

 ( Interruption:  A suivre )

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien pour lire mon livre  "Zarathoustra 68" en entier:

http://teston.centerblog.net/rub-zarathoustra-68-michel-teston-ecrivain-.html

 Lien sur ma tragédie complète : "Les Templiers" :

 http://teston.centerblog.net/rub-les-templiers-michel-teston-.htm 

Ma reprise:" Les passantes".

http://teston.centerblog.net/240-les-passantes-brassens-cover-teston

 

 

Georges Brassens